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Football : opium du peuple ?

August 12, 2006

 

Un pays qui n’aime pas le baseball et préfère le foot ne peut pas être fondamentalement mauvais hé ? 

 

« Il est allé trop loin », «il n avait pas le droit. Il aurait du attendre 10 minutes », « Ca ne lui ressemble pas », « Quelle honte pour vous ».

Au bout de 45 secondes dans le taxi… et immédiatement après que le chauffeur de taxi ait reconnu mon petit accent français discret (Hugo a une opinion très différente sur mon accent…) la discussion démarre sur Zizou. Tous les chauffeurs malais, chinois, indiens me posent la même question : pas trop triste d’avoir perdu la coupe?

 

Clairement, à en croire mes amis chauffeurs, « nous aurions du gagner », «les Italiens ne méritaient pas la coupe », « notre équipe était la plus forte et nos joueurs talentueux ».

 

Et pourtant, tout s’est joué sur…un coup de tête. D’accord, il n était juste pas au bon endroit. Pendant quelques instants j’ai réussi à faire croire qu’en France le coup de boule était une pratique classique, amicale et traditionnelle en fin de match et que dans un moment d’intense virilité amicale, les grands champions se saluaient et que Zizou l’avait fait un peu trop tôt. Mon chauffeur a bien ri… car les gens rient et sourient ici. Tout le temps, partout, pour un rien.

 

Bref, cela fait partie de l’histoire désormais et nos chances de devenir un pays vedette dans le petit monde du foot Singapourien ont disparu, laissant les clubs anglais occuper le haut du podium. Car non, ne croyez pas que les italiens sont devenus les stars. Manchester United continue d’occuper les esprits…et les T Shirts. Un peu partout dans la ville le visage de Beecham (orthographe non certifiée…) sont sur les affiches. Manchester United a réussi a créer une passion pour son club, à l’autre bout de la planète. Beau marketing, rondement mené et bien ciselé. Et les Chinois, joueurs invétérés placent de gros paris auprès des bookmakers locaux, disséminés dans la ville.

 

L’autre opium du peuple c’est le shopping. Partout, tout le temps, les Singaporiens achètent et consomment. Les galeries marchandes ont fleuri dans toute la ville et les food court aux hawkers fameux (petites places entourées de stand de nourriture) offrent aux chalands la possibilité de consommer sans interruption. Le Lundi de mon arrivée je discutais avec une collègue de bureau lui demandant nonchalamment comment s’était passé le week-end. Elle m’indiqua que le week-end venait juste de s’achever quelques heures auparavant et qu’elle arrivait de l’aéroport en provenance de Bangkok. Elle avait passé le Dimanche dans la capitale Thai à faire les soldes, visiblement intéressants : « tu sais Olivier, c’est juste à coté »…

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